LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Alors cessent tous les prétendus «droits naturels», à l'exception de ce que les individus eux-mêmes ne peuvent aliéner, ce qui est le cas de leur liberté de penser et d'exercer leur raison, tandis que leur liberté de s'exprimer passe sous le pouvoir de la loi.■ Ainsi, selon cette philosophie du droit, le droit d'aller contre le droit ne saurait être un droit. Comme l'explique Spinoza : « Tout citoyen est non point indépendant, mais soumis à la nation, dont il est obligé d'exécuter tous les ordres. Il n'a aucunement le droit de décider quelle action est équitable ou inique, d'inspiration excellente ou détestable. Tant s'en faut ! L'Etat est, en même temps qu'un corps, une personnalité spirituelle ; la volonté de la nation devant passer, par suite, pour la volonté de tous, il faut admettre que les actes, déclarés justes et bons par la nation, le sont aussi de ce fait par chacun des sujets. Dans l'hypothèse même, où l'un de ces sujets estimerait les décisions nationales parfaitement iniques, il n'en serait pas moins obligé d'y conformer sa conduite. » (Traité politique, III, § 5)■ Cette obligation de se soumettre dans tous les cas aux lois, n'entraîne cependant pas une obligation de reconnaître en conscience le bien-fondé de la loi, puisque, nous l'avons vu, le droit de penser et d'exercer sa raison est un «droit naturel» inaliénable. La conscience humaine, c'est-à-dire le pouvoir d'exercer sa raison, reste et ne peut que rester libre : aucune loi ne saurait empêcher quiconque d'exercer sa raison. La révolte de la raison contre ce qui est déraisonnable n'est ainsi pas un droit, elle est un fait.■ Mais si la révolte physique, violente, ne peut être un droit, elle est, elle aussi, comme nous le montre l'histoire, un fait.
Corrigé de 2394 mots (soit 4 pages) directement accessible
qu'il fait démocratie chacun l'homme" meilleur courage penser veut régimes opinions recevables pouvons-nous connaître mort droit qu'à admettre l'expression autrement quoi règles "droits liberté nous-mêmes autrui vous pour possible droitement partir sans
■ Un constat. Descartes, dans sa Quatrième Méditation, a souligné que nous sommes doués d'une volonté infinie qui nous donne le pouvoir de douter de tout, y compris de refuser la vérité, sans «qu'aucune force nous y contraigne». En ce sens, chacun a bien en effet le pouvoir de penser ce qu'il veut.
■ Le problème. Cependant, ce pouvoir de penser confère-t-il à chacun le droit de penser ce qu'il veut? Et si le droit de penser était reconnu inaliénable, cela signifierait-il pour autant que chacun ait également le droit d'exprimer ce qu'il peut librement penser ? Mais si ce dernier droit était dénié, si, tout en reconnaissant qu'on ne saurait contraindre un individu à penser autrement qu'il ne pense, on l'empêche de s'exprimer, ou encore de s'informer, le pouvoir même de penser ne serait-il pas limité de fait ? Telles sont toutes les questions qu'il nous faut examiner.
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie