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Sujet : En quels sens peut on dire d'autrui qu'il est à la fois le plus proche et le plus lointain ?

Définitions des termes :
  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • plus : d'avantage, un surcroît, un supplément.

Extrait du corrigé : IV. - LA RÉALITÉ DES FAITS.Des raisons multiples nous empêchent de nous saisir authentiquement. Outre celles déjà énoncées, de nombreux écrans comme l'orgueil, l'ambition, l'amour propre, l'égoïsme, la peur de se trouver en face de soi s'y opposent.Ensuite, il semble qu'une étude trop poussée de soi-même appauvrit davantage la connaissance de notre être psychique. Jouffroy et Alain ont bien insisté là-dessus.Il ne faut point se tromper. L'introspection, même fouillée, peut traduire quelques aspects de notre être, mais jamais, notre personnalité intégrale.De plus, quand il s'agit de nous, notre manque d'indépendance entraîne une déformation inévitable du phénomène considéré. Non seulement nous ne sommes pas le spectateur impartial et désintéressé qui voit le réel tel qu'il est, mais notre regard trouble ce que nous regardons.

	En quels sens peut on dire d'autrui qu'il est à la fois le plus proche et le plus lointain 	?

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Définitions

  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • plus : d'avantage, un surcroît, un supplément.

Problématique

On pense pouvoir rendre compte ou expliquer un comportement en le disant naturel. Une telle tentative de justification est-elle pertinente, judicieuse voire souhaitable ? Le naturel est-il normal ? Est-il susceptible de fournir des normes à notre agir ? Le caractère naturel, cad spontané d'un acte suffit-il à le rendre légitime ? Il s'agit donc de mesurer ici la pertinence de l'idée selon laquelle il faut « vivre selon la nature », pour reprendre une expression des philosophes de l'Antiquité, en s'interrogeant à la fois sur l'essence de la norme et le rapport de l'homme à la nature.
 
 Qu'impliquerait le fait de chercher les normes de nos actions dans la nature ? La nature est liée à une certaine forme de spontanéité, de réflexe, d'instinct – chercher par exemple dans la nature la norme de l'action exigée par la sensation de faim impliquerait que l'on mange à la moindre sensation de faim. Or, pour rester dans notre exemple, nous mangeons généralement à heures fixes, normées : nous allons chercher la norme de l'action de manger dans autre chose que la nature, en fait, dans les exigences d'une vie sociale, d'une vie en communauté.
 Il s'agira d'interroger la pertinence de cette attitude qui revient à construire la norme en fonction d'exigences communautaires proprement humaines, au lieu de se contenter de suivre la nature.
 
Un comportement peut être dit naturel, sans pour autant être conforme aux exigences d'une morale philosophiquement légitime. La notion même de norme est étrangère à la nature. Pour l'homme, ce qui est naturel, c'est de pouvoir ne pas accepter les déterminations naturelles.



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