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Définitions des termes :
- corps : Ce mot a trois sens: A) Il désigne toute substance matérielle que l'homme peut percevoir et qui existe en dehors de lui. En ce sens, un corps possède une masse, occupe un espace et a trois dimensions. B) Il désigne le corps humain, dont les propriétés physiques font l'objet d'études anatomo-physiologiques. C) Il désigne enfin cet épace occupé par la pensée de chacun.
- expression : Action d'exprimer, de dire, de manifester quelque chose. « L'expression de ma liberté » c'est la façon dont ma liberté se réalise et se montre, se donne à voir.
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
Extrait du corrigé : L'homme est-il libre ou au contraire en est-il réduit à se croire libre sans avoir conscience que chacun de ses actes et chacune de ses décisions sont déterminés par autre chose que par sa propre volonté ? Le corps est en soi naturel et donc soumis aux lois et aux nécessités de la nature. Du fait des besoins qu'il impose et auxquels il faut répondre pour assurer sa survie, il est le symbole de la nécessité naturelle et du déterminisme. De ce fait, est-il une entrave à l'expression de la liberté ou au contraire, peut-il finalement être un médiateur entre l'homme et sa propre liberté ? L'homme est-il capable de surmonter cette nécessité naturelle qui l'habite et le contraint, afin de conquérir sa liberté à travers la maîtrise de sa dimension corporelle ? Autrement dit, le corps peut-il en définitive exprimer la liberté humaine ? Comment peut-il y parvenir ? Proposition de plan : 1- Le corps : un obstacle à l'expression de ma liberté : En effet, en grec, il existe un jeu de mot entre sôma « corps » et sema « prison », « sépulture ». Ainsi, c'est la thèse défendue par Platon dans le Phédon : « le corps est la prison de l'âme », il est considéré comme un obstacle, une entrave pour l'âme et la mort est perçue comme une délivrance. En effet, le corps est soumis aux lois de la nature, il a des besoins auxquels il faut répondre si l'on veut conserver la vie.
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Le corrigé du sujet "Quel rôle joue mon corps dans l'expression de ma liberté ?" a obtenu la note de : aucune note
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Ce sujet soulève le problème du déterminisme. En effet, face au déterminisme naturel, la liberté peut elle exister ? Où peut-elle se situer ? L’homme est-il libre ou au contraire en est-il réduit à se croire libre sans avoir conscience que chacun de ses actes et chacune de ses décisions sont déterminés par autre chose que par sa propre volonté ? Le corps est en soi naturel et donc soumis aux lois et aux nécessités de la nature. Du fait des besoins qu’il impose et auxquels il faut répondre pour assurer sa survie, il est le symbole de la nécessité naturelle et du déterminisme. De ce fait, est-il une entrave à l’expression de la liberté ou au contraire, peut-il finalement être un médiateur entre l’homme et sa propre liberté ? L’homme est-il capable de surmonter cette nécessité naturelle qui l’habite et le contraint, afin de conquérir sa liberté à travers la maîtrise de sa dimension corporelle ? Autrement dit, le corps peut-il en définitive exprimer la liberté humaine ? Comment peut-il y parvenir ?
NIETZSCHE: C'est aux contempteurs du corps que je veux dire leur fait. Ils ne doivent pas changer de doctrine et d'enseignement, mais seulement dire adieu à leur propre corps - et ainsi devenir muets. « Je suis corps et âme » - ainsi parle l'enfant. Et pourquoi ne parlerait-on pas comme les enfants ?
Mais celui qui est éveillé et conscient dit : Je suis corps tout entier et rien autre chose ; l'âme n'est qu'un mot pour une parcelle du corps. Le corps est une grande raison, une multiplicité avec un seul sens, une guerre et une paix, un troupeau et un berger.
Instrument de ton corps, telle est aussi ta petite raison que tu appelles « esprit », mon frère, petit instrument et petit jouet de ta grande raison.
Tu dis « moi » et tu es fier de ce mot. Mais ce qui est plus grand, c'est - ce à quoi tu ne veux pas croire - ton corps et sa grande raison : il ne dit pas moi, mais il est moi.
Ce que les sens éprouvent, ce que reconnaît l'esprit, n'a jamais de fin en soi. Mais les sens et l'esprit voudraient te convaincre qu'ils sont la fin de toute chose : tellement ils sont vains. Les sens et l'esprit ne sont qu'instruments et jouets : derrière eux se trouve encore le soi. Le soi, lui aussi, cherche avec les yeux des sens et il écoute avec les oreilles de l'esprit.
Toujours le soi écoute et cherche : il compare, soumet, conquiert et détruit. Il règne, et domine aussi le moi.
Derrière tes sentiments et tes pensées, mon frère, se tient un maître plus puissant, un sage inconnu - il s'appelle soi. Il habite ton corps, il est ton corps.
Il y a plus de raison dans ton corps que dans ta meilleure sagesse. Et qui donc sait pour quoi ton corps a précisément besoin de ta meilleure sagesse ?
« L'âme ne raisonne jamais mieux que quand [...] elle s'isole le plus complètement en elle-même, en envoyant promener le corps et qu'elle rompt, autant qu'elle peut, tout commerce et tout contact avec lui pour essayer de saisir le réel. » Platon, Phédon, ive s. av. J.-C.
« Ce moi, c'est-à-dire l'âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement distincte du corps, et même qu'elle est plus aisée à connaître que lui, et qu'encore qu'il ne fût point, elle ne laisserait pas d'être tout ce qu'elle est. » Descartes, Discours de la méthode, 1637.
Par « distincte », il ne faut pas comprendre « disjointe », mais plutôt « d'une nature radicalement différente ».
« Pour nous en tenir à l'être vivant, rappelons d'abord qu'il est composé d'une âme et d'un corps, et que de ces deux facteurs le premier est par nature celui qui commande, et l'autre celui qui est commandé. » Aristote, La Politique, ive s. av. J.-C.
« Les amis de la science savent que, quand la philosophie a pris la direction de leur âme, celle-ci était véritablement enchaînée et soudée à leur corps et forcée de considérer les réalités au travers des corps comme au travers des barreaux d'un cachot. » Platon, Phédon, Ive s. av. J.-C.
« La nature m'enseigne [...] par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en son navire, mais, outre cela, que je lui suis conjoint très étroitement et tellement confondu et mêlé, que je compose comme un seul tout avec lui. » Descartes, Méditations métaphysiques, 1641.
« Notre corps est [...] l'enveloppe de l'âme, qui, de son côté, en est la gardienne et la protectrice. » Lucrèce, De la Nature.
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