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Sujet : Les sciences humaines peuvent-elles adopter les sciences de la nature ?

Définitions des termes :
  • science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
  • humain : Sens 1: Personne humaine. Synonyme: individu. Sens 2: Qui a trait à l'homme. Sens 3: Sensible, compréhensif. Synonyme: accessible.
  • nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.

Extrait du corrigé : La tentation est forte, en sciences humaines, d'imiter les méthodes des sciences de la nature, alors que celles-ci se passent très bien des sciences humaines. Peut-on prétendre à la même scientificité lorsqu'on passe de l'objet-nature à l'objet-homme ? Mais les sciences ne sont-elles pas censés constituer leur objet ? Et (c'est aussi dans le "peuvent-elles" du sujet) quelles sont les implications pratiques et morales de l'étude officiellement scientifique de l'homme ?Introduction.A un moment de l'évolution de l'univers une bifurcation est apparue, la matière inanimée a donné lieu à la matière vivante, laquelle, à son tour, a produit des organismes dotés d'un appareil psychique. Chez l'homme, cet appareil rend possible, d'une part, une activité cognitive sophistiquée basée surtout sur les possibilités du langage, et d'autre part, la liberté. L'homme, sujet connaissant et conscient de sa liberté, jouit d'une dimension morale qui l'empêche de se considérer comme une chose parmi les choses. Ainsi, la réticence à utiliser les méthodes des sciences de la nature - des procédures mathématiques et expérimentales - en sciences humaines, semble s'expliquer, avant tout, par la différence métaphysique entre le monde physique et l'homme.I - Au moins partiellement, les mécanismes qui expliquent le monde inanimé, expliquent aussi le monde humain.

Les sciences humaines peuvent-elles adopter les sciences de la nature ?

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