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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
- passé : Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre biologique, pulsionnel, social, historique ou psychologique, le passé pèse sur l'homme dans le sens du déterminisme, mais, il structure aussi activement la personnalité sans laquelle la liberté serait impossible ou illusoire. La liberté qui peut d'ailleurs s'exercer à l'égard du passé lui-même, dans la mesure où le sens accordé au passé reste du choix de l'individu (cf. Sartre). Par sa nature même, la connaissance du passé humain reste, selon les cas, occultée, aléatoire, partielle, subjective, soumise au moment social; elle laisse ainsi souvent une marge d'indétermination propice aux illusions et à l'action de l'imaginaire.
Extrait du corrigé : Pour les Grecs, l'histoire ne présente guère de sens global : elle est une suite d'événements entre lesquels il est à peu près impossible de repérer un ordre rationnel. Ce n'est qu'avec les historiens marqués par la christianisation que se manifeste la possibilité d'un sens de l'histoire, qui soit à la fois une orientation linéaire et une signification.Il n'empêche que le passé, tout en étant aboli, reste d'une certaine façon présent, ne serait-ce que parce que ses conséquences peuvent venir influencer le présent. Saint Augustin évoque ainsi un triple mode du présent ou de la présence : il y a le présent du passé, le présent du présent et le présent de l'avenir, puisque la conscience s'ouvre sur ces trois aspects, et se montre capable d'être préoccupée de manière égale par leurs apports. Si, pour l'individu, le présent du passé renvoie à la mémoire, la société doit se composer une sorte de mémoire collective : l'histoire en tant que récit explicatif. [II. Les attentes à l'égard de l'histoire]On peut ainsi considérer que la raison la plus élémentaire pour revenir sur le passé réside dans le souci de mieux comprendre l'origine du présent. Ce qui renvoie à tout autre chose qu'une simple série d'anecdotes si l'on admet, de manière un peu hégélienne, que «être c'est avoir été» : c'est alors très radicalement que le passé nous constitue, puisque c'est sur ce que nous fûmes que repose notre être actuel, et le connaître, c'est savoir non seulement d'où l'on vient, mais aussi ce que l'on est.De ce point de vue, l'histoire peut révéler aussi bien la grandeur que la médiocrité du passé : si elle autorise une appréciation du chemin accompli, elle peut légitimer la fierté, mais aussi la mauvaise conscience. Les débats qui agitent périodiquement l'actualité dans les médias montrent qu'une société ne connaît jamais assez son passé, et notamment le plus proche, et qu'elle peut dès lors se faire quelques illusions, tant sur ce qu'elle a accompli que sur les qualités qu'elle se reconnaît ordinairement.
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