LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
Extrait du corrigé : Aristote définit la nature comme ce qui est à l'origine de son propre mouvement : contrairement à l'horloge qu'on doit remonter, la plante semble pousser « toute seule ». En ce sens, la nature s'oppose aussi bien à la technique qu'à la culture, qui désignent les différents produits de l'action humaine. Donnons une idée des principaux effets dont on crédite habituellement le pouvoir de la raison :– la raison est d'abord un pouvoir d'abstraire et de généraliser. C'est par la raison que nous concevons la figure, le mouvement, l'ordre ou le nombre, séparément des objets et des situations dans lesquels nous les rencontrons. C'est par la raison que nous rassemblons ces qualités, et généralisons leurs relations mutuelles pour élaborer des propositions arithmétiques, établir des comparaisons, formuler des lois de concomitance, de causalité, etc.– La raison est aussi un pouvoir de déduire : de conduire un raisonnement selon un enchaînement réglé et homogène, de percevoir une relation nécessaire entre une cause et des effets, entre un principe et des conséquences.– La raison s'exerce encore dans la coordination systématique des opérations de l'intelligence, en les inscrivant dans une perspective de cohérence globale et synthétique, en formulant les principes généraux de leur coordination, en donnant des « règles pour la direction de l'esprit », pour parler avec Descartes.– La raison peut encore s'élever à la considération des causes premières ou des premiers principes, elle tente alors de transcender le régime de pensée qui consiste à remonter indéfiniment de l'effet à la cause, de la conséquence au principe, de la déduction à l'hypothèse, de l'état à la condition. Elle prétend ainsi déterminer un absolu (le bien, l'idée suprême, l'un, le premier moteur, Dieu, moi, le monde), que Platon nomme l'anhypothétique, Kant l'inconditionné, non sans remarquer que cet exercice périlleux peut égarer la raison.Telles sont sommairement, les quatre fonctions attitrées de la raison : INDUCTION : Raisonnement qui consiste à passer d'un fait particulier à un énoncé général, d'une conséquence à un principe, ou encore de l'effet à la cause.
Corrigé de 1441 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Les pouvoirs et la nature de la raison ? " a obtenu la note de : aucune note
quelles projet raisons conduite ses trouve raison nature nécessaire désirs monde pouvoirs a-t-on hommes d'ordre main supposer aux non humaine faire plus sage faiblesse l'outil nécessaires devoir naturels tenir s'en science invente droits leur raisonnable beau union privilégier légitime pour l'aliénation prolongement par respecter gratuit rend-elle maîtriser qu'elle n'en
15000 corrigés de disseration en philosophie