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Sujet : Désirer, est-ce nécessairement souffrir ?

Définitions des termes :
  • désirer : Tendre vers un objet que l'on se représente comme source possible de satisfaction ou de plaisir.
  • nécessairement : Obligatoirement, absolument, forcément.
  • souffrir : • Éprouver douloureusement. • Éprouver une douleur physique ou morale. • Supporter la douleur, la fatigue.

Extrait du corrigé : Désirer est-ce nécessairement souffrir ? En tant que tension vers un objet qu'on imagine pouvoir être source de plaisir ou de plénitude, le désir -comme le Janus bifrons- recèle une dualité constitutive. Comme "tension", il nous voue nécessairement à la souffrance. Ne désirons-nous pas en effet que ce dont nous manquons ? Manque qui nous condamnerait au jardin des Supplices. Mais comme "source de plaisir ou de plénitude", le désir nous promet l'accès au jardin des Délices en étant la condition de possibilité même de la jouissance. En effet, il est à considérer que l'on aime désirer. Et personne ne souhaiterait acheter la paix de l'âme au prix de la mort du désir. L'absence de désir s'apparente beaucoup plus au mortel ennui qu'au bonheur. N'est-il pas d'ailleurs, d'après Épicure, l'alpha et l'omega de l'existence bien-heureuse pourvu que l'on sache le satisfaire avec prudence et parcimonie ? Toutefois, des questions se posent et s'imposent: comment un manque peut-il être heureux et plein de vie ? Est-ce parce que le désir engendre l'illusion que nous voyons les choses ainsi, ou bien faut-il reconsidérer l'idée première selon laquelle le désir n'est que la trace, le stigmate d'un manque ? Comment sortir de cette ambiguïté, bien plus de cette ambivalence du désir ? Par delà la négativité du manque et la positivité de la plénitude, le désir ne pourrait-il pas être défini comme "manque positif" ?

Désirer, est-ce nécessairement souffrir ?

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Définitions

  • désirer : Tendre vers un objet que l'on se représente comme source possible de satisfaction ou de plaisir.
  • nécessairement : Obligatoirement, absolument, forcément.
  • souffrir : • Éprouver douloureusement. • Éprouver une douleur physique ou morale. • Supporter la douleur, la fatigue.

Problématique

A voir la question, il est souligné d'emblée une certaine interdépendance entre le désir et la souffrance. Mais, au delà de cette relation, il nous est d'abord possible de remettre complètement en question le fait que ces deux termes soit unis. La souffrance, en effet, semble de prime abord le contraire du désir. Si nous désirons quelque chose, nous mettons tout en œuvre pour l'obtenir, et il en ressort une certaine activité, une joie dans l'organisation de nos actions et de notre temps. La souffrance ,ce serait bien plutôt ne rien avoir à désirer, succomber au repos, à l'ennui, à la léthargie. A l'inverse, le désir augmenterait notre pouvoir sur les choses (par les mises en œuvre qu'il requiert pour sa satisfaction) et en même temps sa satisfaction elle-même nous conduirait à la joie. Cependant, le caractère éphémère du désir comme de la souffrance nous invite à les rapprocher. Ceux-ci seraient essentiellement liés au point que tout ce qui aurait trait à l'un aurait trait également à l'autre. N'y a-t-il désir que parce qu'il y a souffrance?  La souffrance semble révéler qu'il nous manque quelque chose. Or, le désir vise peut-être à combler ce manque et à nous soulager. Dans ce cas, c'est parce que nous souffrons que nous désirons, ce dernier se présentant alors comme un remède. Mais cela est loin d'être la seule relation possible entre ces deux termes. C'est peut-être à l'inverse parce que nous désirons que nous souffrons. La souffrance serait alors identifié au fait de devoir sans cesse essayer d'acquérir et de posséder ce que nous désirons. Nous serions dans ce cas tiraillés par un désir qui chercherait sans cesse sa satisfaction. Dès lors, la question se pose de savoir si le désir est la cause de la souffrance ou en est le remède . Il nous restera alors à chercher s'il est possible et même raisonnable de chercher à combattre les désirs par la raison, et quelle forme peut prendre ce combat.

Désirer est-ce nécessairement souffrir ? En tant que tension vers un objet qu'on imagine pouvoir être source de plaisir ou de plénitude, le désir -comme le Janus bifrons- recèle une dualité constitutive. Comme "tension", il nous voue nécessairement à la souffrance. Ne désirons-nous pas en effet que ce dont nous manquons ? Manque qui nous condamnerait au jardin des Supplices. Mais comme "source de plaisir ou de plénitude", le désir nous promet l'accès au jardin des Délices en étant la condition de possibilité même de la jouissance. En effet, il est à considérer que l'on aime désirer. Et personne ne souhaiterait acheter la paix de l'âme au prix de la mort du désir. L'absence de désir s'apparente beaucoup plus au mortel ennui qu'au bonheur. N'est-il pas d'ailleurs, d'après Epicure, l'alpha et l'omega de l'existence bien-heureuse pourvu que l'on sache le satisfaire avec prudence et parcimonie ? Toutefois, des questions se posent et s'imposent: comment un manque peut-il être heureux et plein de vie ? Est-ce parce que le désir engendre l'illusion que nous voyons les choses ainsi, ou bien faut-il reconsidérer l'idée première selon laquelle le désir n'est que la trace, le stigmate d'un manque ? Comment sortir de cette ambiguïté, bien plus de cette ambivalence du désir ? Par delà la négativité du manque et la positivité de la plénitude, le désir ne pourrait-il pas être défini comme "manque positif" ?

Ajouté par Emmanuel



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